Elections : Interdire au lieu de bâtir
Ouvrez les programmes des candidats aux élections, écoutez les débats télévisés, lisez les déclarations de nos dirigeants : le constat est frappant.
Qu’ont-ils tous à nous proposer face aux crises qui s’accumulent ? Des interdictions. Des taxes. Des amendes. De nouvelles normes. Des formulaires administratifs.
Chauffez-vous moins, roulez moins, mangez moins, payez plus, et surtout, respectez les nouveaux règlements sous peine de sanction. Aucun parti, aucun responsable ne semble capable de proposer un véritable grand chantier concret, positif, qui rendrait la vie des gens plus simple, plus sûre et plus autonome.
Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Et pourquoi avons-nous tant de mal à imaginer une autre manière de vivre ensemble ?

1. La pensée magique de ceux qui vivent hors-sol
La première raison est tristement simple : nos responsables politiques ont été formés au droit, à l'administration ou à la finance de bureau. Ils ne connaissent pas la matière. Ils ne savent pas comment poussent les légumes, comment l'eau arrive à la source, ni par où passe réellement l'électricité qui allume leur lampe.
Dans leur esprit, un problème se règle toujours par une ligne de loi.
Le climat se dérègle ? Ils créent une taxe carbone.
Le réseau craque ? Ils demandent de couper le disjoncteur entre midi et deux.
La vie devient trop chère ? Ils promettent un chèque d'aide de cinquante euros financé par de la dette.
Écrire une interdiction ne coûte rien à l'État dans l'immédiat. C'est facile, c'est rapide, et cela donne l'illusion d'agir. Mais c'est une illusion d'optique : un décret n'a jamais fait pousser un champ de blé, et une amende n'a jamais réparé un réseau électrique vétuste.
2. Ce qu'on pourrait bâtir : l'exemple tout simple du réseau local
Imaginons un instant un candidat qui viendrait nous dire :
« Au lieu de dépendre d'un immense réseau électrique centralisé, fragile, qui peut s'effondrer à la moindre tempête ou à la moindre flambée des prix mondiaux, nous allons installer un micro-réseau d'énergie autonome par département, au plus près de chez vous. Avec le soleil de nos toits, l'eau de nos rivières et le bois de nos forêts, nous allons sécuriser pour de bon l'électricité vitale de nos hôpitaux, de nos pompes à eau et de nos maisons. Ce sera géré localement, comme un bien commun. »
Un tel projet redonnerait instantanément espoir et sécurité.
Pourquoi personne ne le propose ? Parce qu'un village, une vallée ou un département qui assure lui-même son eau et son énergie devient libre. Ses habitants n'ont plus peur des coupures, ne dépendent plus des cours de la Bourse, et ne tremblent plus devant la facture. Or, un pouvoir centralisateur préfère toujours des citoyens dépendants et angoissés, car la peur et la dépendance sont les meilleurs moyens d'imposer des règles absurdes.
3. Le grand malentendu : nous ne proposons pas un parti, mais un canot de sauvetage
C’est exactement là que se situe le malentendu lorsque j'explique les principes du Mouvement Éthique.
Beaucoup de gens écoutent mes propositions — garantir inconditionnellement à chaque être humain son eau, sa nourriture de base, son toit et ses soins grâce à une logistique claire et impartiale — et me répondent :« C'est une belle utopie, mais l'humanité n'acceptera jamais de voter pour cela. Quel parti va financer ça ? »
Ces personnes font une erreur bien compréhensible : elles croient que nous leur proposons un nouveau programme électoral, une sorte de liste de promesses politiques supplémentaires à glisser dans le système actuel.
Mais ce n'est pas le cas :
Un programme politique classique, c'est repeindre les murs d'une maison dont les fondations sont en train de pourrir, tout en votant une loi pour interdire aux fissures de s'agrandir.
Ce que nous proposons, c'est de regarder la réalité en face : la maison craque parce qu'elle a été bâtie sur des fondations impossibles (croire que l'on peut consommer sans fin sur une planète limitée).
On ne débat pas pour savoir si l'on est « d'accord » avec la réalité matérielle. Quand le bateau fait naufrage, la question n'est pas de savoir si le règlement du canot de sauvetage plaît à tout le monde. On monte dans le canot parce que l'eau monte, et on applique des règles simples et équitables pour que personne ne meure de soif.
Retrouver la paix par la sécurité du réel
Nous n'avons pas besoin de plus de surveillance, de plus de police des comportements ou de discours moralisateurs qui culpabilisent les citoyens ordinaires.
Ce dont nous avons un besoin urgent, c'est d'éteindre l'angoisse.
Dès lors qu'une société garantit à chacun de ses membres ses besoins vitaux élémentaires sans condition et sans dette, l'agressivité retombe, la peur du lendemain s'efface, et les êtres humains peuvent enfin faire ce pour quoi ils sont faits : créer, s'entraider, soigner leurs proches et réparer leur coin de terre.
Le choix devant nous n'est pas de voter pour tel ou tel gestionnaire de la crise. Le choix est de décider si nous voulons continuer à subir des interdictions dérisoires jusqu'au mur, ou si nous commençons dès aujourd'hui à organiser calmement les tuyaux de notre autonomie.
Passer de la théorie aux actes : Le « Projet Pyrénées »
Parce qu'il ne suffit pas de dénoncer l'impasse des normes et des interdictions, nous avons formalisé une solution concrète, chiffrée et reproductible sur le terrain.
Le Livre Blanc du Projet Pyrénées modélise l'implantation d'une biorégion-germe de 150 personnes dans les Hautes-Pyrénées. L'objectif est simple : cesser de disperser l'argent public dans des aides monétaires passives qui s'évaporent aussitôt dans les factures, et utiliser ce flux pour financer une fois pour toutes les infrastructures physiques de l'autonomie (micro-réseau d'énergie locale, captage et filtration de l'eau, sécurité alimentaire paysanne, habitat sobre).
Une fois ces outils payés et installés sur le territoire, le coût d'accès à l'essentiel tombe à zéro pour les habitants : la sécurité vitale est assurée, quoi qu'il advienne de l'économie globale.
Télécharger gratuitement le Livre Blanc ici :
Appel aux maires et élus territoriaux : expérimentons ensemble
Vous êtes en première ligne. Vous constatez chaque jour dans vos communes la hausse insoutenable des coûts de l'énergie, l'angoisse de vos administrés face aux fins de mois et la vulnérabilité croissante des réseaux d'approvisionnement.
Si vous disposez de foncier, d'un accès à l'eau ou de bâtiments municipaux sous-utilisés, et que vous souhaitez transformer votre commune en pionnière de la résilience locale, ce document est à votre disposition.
Le Projet Pyrénées est un modèle ouvert, sans étiquette politique ni logique marchande. Si vous êtes prêt à envisager une expérimentation pilote sur votre territoire pour sécuriser l'avenir de vos citoyens, contactez-moi (merlateaudidier@gmail.com) directement via ce site pour en étudier la faisabilité technique.



Ce projet est magnifique et mériterait vraiment de voir le jour et d'être mis à l'essai. Ma seule remarque restrictive est que les maires sont - pour le moment - tous soumis à la législation française et européenne et doivent tous rendre des comptes aux instances supérieures - communautés de communes, départements, régions, préfectures... - instances devant, elles aussi, rendre des comptes au gouvernement sous peine de réprimandes voire de répression. Nous sommes, depuis la révolution, dans une forme de jacobinisme étatique et c'est là que le bas blesse même si cette centralisation a pu aussi avoir de bons côtés.. Il faudra certainement beaucoup lutter pour récupérer notre indépendance face à ces cartels difficilement esquivables d'autant plus qu'aujourd'hui, la globalisation…